mardi, mai 29, 2007

One click

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lundi, mai 21, 2007

Break

Il y a des moment dans la vie ou même un super-héro à besoin de se reposer. Je me paie une fin de semaine de 5 jours. Pure farniente sale (non, je me lave quand même). Je ne sortirai pas le soir, pas de murges, pas de e-mails de la job... Wow!

dimanche, mai 13, 2007

Resto - Laloux

Avec la fin des Chèvres, de l'Anise et quelques autres, on pouvait s'inquéter de l'état de santé du milieu de la restauration. Montréal, une ville de poutine? Non, au contraire, les montréalais adorent manger mais aussi, et ce n'est pas contradictoire, ils aiment les bonnes affaires. Alors les Brunoise, Colombe, Pied de Cochon et autres sont souvent remplis, le top du top l'est moins. Dommage? Oui et non.

Oui parce qu'il devrait toujours y avoir des restos qui ne font pas de compromis. Des absolus où le prix n'est pas un facteur dans l'équation. C'est bon pour Montréal et aussi pour les autres restos qui se voient forcés de rester vigillant et de garder la qualité la plus haute possible afin de ne pas trop pâlir par comparaison.

Non parce qu'il y a tellement de bon restos encore qui méritent à être découvert. Comme ce sont des établissements moins onéreux, on peut se permettre d'y retourner plus souvent.

Ce long préambule m'amène au Laloux. L'établissement de la rue des Pins était avant dans le moyen de gamme. Un espèce de croisement entre l'Express et le Leméac (d'ailleur la similarité de la décoration avec ce dernier n'est pas négligeable). Plusieurs chef y sont passé dans les dernières années mais personne n'a fait lever l'endroit au dessus de la mèlée. Récemment, le talentueux Danny St-Pierre, un ex de l'équipe de Normand Laprise, accompagné de Patrice Demers du regretté Les Chèvres, ont joint le Laloux et ont bâti une toute nouvelle équipe. Les deux chefs sont très jeunes et ca parait: On sent l'énergie dès que l'on franchis la porte du resto. Le personnel en salle est jeune, sympathique et s'adaptent tout a fait à la clientèle.

Nous sommes quatres et choisissons tous le menu dégustation. Notez que la carte semble aussi très intéressante. Amuses-bouche intéressant et jolis comme tout. La pomme de terre grelot farcie de fromage frais et de caviar de saumon est aussi ravissant que satisfesant, on en prendrait des tonnes!

Première entrée de croquettes parmentières de poisson. Agréable.

Deuxième entrée composée de l'un des choix suivant d'un morceau de poisson grillé déposé sur une terrine de champignon ou d'un petite escaloppe de foie gras grillé avec une confiture de figue. Pas le meilleur foie gras que j'ai mangé mais quand même excellent. Accomagné d'un bon vin jaune un peu liquoreux sans être sirupeux, c'est une excellent entrée.

Nous finissons notre première bouteille, un Gigondas, Domaine du Chêne Blanc 2004 (importation privée) très réussi qui allait à merveille avec nos entrés. Pas trop corsé donc va bien avec les croquettes et le poisson. Une belle odeur de cave et de moisissure noble. Pour le prochain plât plus viandeux, il me faut un verre plus costaud. Le très sympatique sommelier me conseille un Côtes-du-Roussillon-Villages, La Compagnie des Papillons, Clot de l'Oum (2005). Un incroyable vin au puissant nez de cerises. Un vin tout en fruit avec une petite note d'épices.

Le plat principal: Un gigotin d'agneau avec son jus de viande accompagné d'un canneloni farci à la purée de rapinis. Une belle et excellent assiette. Les cannelonis valent à eux seuls d'aller faire un tour au Laloux. Sous la viande, des légumes vert non-identfiés ressemblants aux rapinis mais peut-être pas... Bon!

Fromages. Desserts. Deux choix de desserts: Le fameux petit pot de crème, la signature de Demers avec sa crème chocolaté dans le fond, presque une ganache avec par dessus des éclats de biscuits et sur le dessus, un crème fouetté parfumé au cacao avec, surprise, un peu de sel! Superbe. L'autre dessert, un biscuit citronné avec en sandwich du mascarpone di bufflone avec en accompagnement un sorbet de rhubarbe et un peu de crème de pistache. Incroyable. À 26 ans, ce chef de dessert à un avenir incroyable devant lui.

Comme il se doit, un espresso bien tassé avec des mignardise.

La note? Tout dépends des vins choisi. Comptez au minimum un cinquantaine de dollars par personne, ce qui est peu pour cette qualité.

Bref, je vais retourner sans hésiter. J'ai espoir maintenant que la chute des Chèvres et de l'Anise n'était qu'un changement de garde, une réorganisation de la restoration montréalaise.